Pra Somdej Lai Suea verte et blanche en motif de tigre, Wat Jao Arm
Amulette « Pra Somdej Lai Suea » verte et blanche en motif de tigre, Wat Jao Arm, B.E. 2516 (1973) – Une amulette rare et classique émanant du célèbre temple Wat Jao Arm, l'un des sanctuaires historiques majeurs de Thaïlande, lieu d'enseignement et de méditation pour de nombreux moines éminents, passés et présents. Wat Jao Arm est particulièrement reconnu pour ses amulettes Pra Somdej, qui sont si célèbres qu’un livre entier leur est dédié, un honneur habituellement réservé aux temples tels que Wat Rakang, Wat Gaes Chaiyo et Wat Bang Khun Prohm.
Amulette Pra Somdej Neua Gesorn B.E. 2516 (1973)
L’amulette Pra Somdej Lai Suea produite en 1973 à Wat Jao Arm est célèbre pour son rituel de consécration grandiose (Phra Pithi Yai) et son pouvoir spirituel. Ces amulettes ont été proposées dans le cadre d’une collecte de mérites et restent très recherchées aujourd’hui. Certaines versions rares peuvent atteindre des milliers de bahts sur le marché.
Ces amulettes sacrées, fabriquées principalement avec des fleurs sacrées « Neua Gesorn », sont réputées pour leur pouvoir exceptionnel en matière de « Mahasaneh » (charme et popularité) et de « Klaew Klaad » (protection contre le danger). On dit qu'elles confèrent également aux porteurs une capacité de « Kongkraphan Chatri » (invulnérabilité), et elles sont particulièrement vénérées dans les régions de Ratchaburi et de Phetchaburi, où de nombreux miracles leur sont attribués.
Contexte historique
La première édition de ces amulettes a été fabriquée en 1969 (B.E. 2512) pour être distribuée aux soldats en partance pour le front lors de la guerre du Vietnam. Par la suite, d'autres amulettes ont été produites pour les soldats, les policiers et les civils. Certaines ont été conservées dans l’ancienne pagode principale du temple Wat Jao Arm, selon les traditions bouddhistes.
La production des amulettes a été supervisée par le vénérable Thonglam (Pra Khru Niwith Sawat), abbé de Wat Jao Arm. Il a suivi les méthodes secrètes de Somdej Pra Puttajarn (Toh Phrommarangsi), un maître du temple Wat Rakang, enseignées par le vénérable Luang Pu Hin.
Les amulettes en poudre sacrée, telles que Pra Somdej Neua Gesorn, ont été produites avec le soutien de deux figures célèbres : le maréchal Praphas Charusathien, alors ministre de l’Intérieur, chef de la police et commandant en chef de l’armée, et le général Thawanchai Kotinanon, ancien secrétaire à la Défense.
Matériaux sacrés utilisés pour produire les amulettes
Les amulettes ont été fabriquées à partir de Pong Gesorn (poudre sacrée de fleurs) collectée auprès de divers temples bouddhistes. Le mélange comprenait également du Pong Itthije (poudre bénite sacrée) préservé par l’ancien abbé de Wat Chao Am, Luang Por Pai, pendant plusieurs décennies. Parmi les autres poudres sacrées importantes :
La poudre sacrée Pong Puttakun a été fournie par de nombreux moines vénérés, tels que Luang Pu Toh du Wat Pradoochimplee, Luang Por Seng du Wat Kalayanamitr, et Luang Por Kae du Wat Somsiao à Nakhon Sawan.
Deux designs principaux ont été produits :
“Pim Yai” (grande taille) : versions à 9 et 3 niveaux, en poudre blanche ; et “Pim Lek” (petite taille) : versions à 3 et 9 niveaux, fabriquées en poudre en motif de tigre (Neua Lai Suea).
Cérémonie de consécration (Phutthaphisek)
La cérémonie de consécration s'est tenue le 12 mars 1973 dans le hall principal du temple Wat Chao Am. Elle a rassemblé de nombreux moines éminents de Thaïlande, qui ont infusé ces amulettes d’un pouvoir spirituel exceptionnel. Parmi les moines présidant la cérémonie figuraient Luang Por Suk du Wat Ratchanadda, Luang Por Phan du Wat Inthararam et Luang Por Toon, du Wat Pho Nimit.
Cette cérémonie a garanti que les amulettes sont dotées de pouvoirs de protection et de bénédiction exceptionnels, faisant d’elles non seulement des objets sacrés vénérés, mais aussi des outils pratiques pour la vie spirituelle et séculière de leurs porteurs.
Wat Jao Arm est situé dans le district de Bangkok Noi, à Bang Khun Nont. Ce temple ancien, construit à l'époque de Tonburi (B.E. 2322), fut fondé par le roi Taksin Maharat en l'honneur de sa concubine Arm (également connue sous le nom de Jao Arm). Le temple abrite également un stupa, le Chedi Prang, pour conserver les reliques de Jao Arm.
La légende dit que toute personne faisant don sans intérêt personnel pour soutenir un objectif aussi noble accumulera des mérites et des vertus immenses grâce à l’acte de Dhana (générosité).







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